Taux de rendement synthétique (TRS) : comment l’augmenter ?

1 février 2024

Le guide pour bien exploiter les données du shopfloor

Un responsable de production discute du taux de rendement synthétique avec un opérateur

Le taux de rendement synthétique (TRS) est un indicateur clé de performance dans l’univers de l’industrie manufacturière. Il mesure l’efficacité avec laquelle une usine utilise ses ressources, notamment les équipements et la main-d’œuvre. Dans un contexte de concurrence accrue et d’exigences de production toujours plus élevées, augmenter son taux de rendement synthétique, ou TRS, devient un enjeu crucial pour toute entreprise souhaitant optimiser ses processus et maximiser sa rentabilité. Cet article propose une analyse approfondie du taux de rendement synthétique, de son calcul, et des stratégies permettant d’améliorer cet indicateur essentiel.

Taux de rendement synthétique, qu’est-ce que c’est ?

Le TRS (ou « OEE » pour « overall equipment effectiveness », en anglais) est un indicateur de performance qui évalue l’efficacité globale d’un équipement ou d’une ligne de production. Il prend en compte trois variables principales : 

  • le temps de disponibilité de l’équipement ; 
  • la performance opérationnelle ;
  • la qualité de la production. 

Le taux de rendement synthétique est donc un reflet fidèle de l’efficacité de production, permettant aux opérateurs et aux responsables de production d’identifier les pertes et les goulots d’étranglement dans leurs processus. Les entreprises qui mesurent cet indicateur augmentent les opportunités d’amélioration continue. Elles peuvent ainsi optimiser leur capacité de production et la qualité de leurs produits.

Comment calculer le taux de rendement synthétique ?

Le TRS combine trois éléments différents en un seul indicateur de performance :

  • La disponibilité : on parle ici du taux de disponibilité opérationnelle (TDO). Cet indicateur mesure le pourcentage du temps de production planifié qui est effectivement productif. Il est calculé en divisant le temps d’exécution (temps de production réel, à l’exclusion de tout arrêt ou temps d’immobilisation planifié) par le temps de production planifié. Cela n’inclut ni les arrêts planifiés pour des travaux de maintenance, ni les arrêts mineurs, ni les vacances.

Exemple 

Si une machine qui devrait fonctionner 8 heures tombe en panne pendant 1 heure, la disponibilité sera 7/8=0,875, ou 87,5 %.

  • La performance : il s’agit de la vitesse à laquelle l’équipement fonctionne par rapport à la vitesse prévue. Cet indicateur, appelé également taux de performance (TP), s’obtient en divisant la production réelle par la production maximale théorique (en supposant que l’équipement fonctionne à sa vitesse maximale pendant la durée de fonctionnement). 

Exemple

Si le temps de cycle théorique par pièce est de 2 minutes et que l’usine en produit 200 par jour (soit 400 minutes réelles sur un total de 7 heures et donc 420 minutes), la performance opérationnelle est de 400/420=0,952, ou 95,2 %.

  • La qualité : il s’agit de la proportion de bonnes unités produites par rapport au nombre total d’unités entamées. On l’appelle également taux de qualité (TQ) : il est calculé en divisant le nombre de produits conformes (les unités totales moins les unités défectueuses) par le nombre total de produits fabriqués.

Exemple

Si l’usine produit 180 pièces conformes sur 200, le ratio de qualité est de 180/200=0,9, ou 90 %.

Une des formules principales pour calculer le TRS combine ces 3 indicateurs de performance, ce qui permet d’évaluer les pertes en fonction des différentes catégories :

TRS = Disponibilité x Performance x Qualité

Si on reprend notre exemple : 0,875 x 0,952 x 0,9 = 0,75, ou 75 %, car le résultat est généralement exprimé en pourcentage. 

Obtenir un TRS de 100 % signifie que toutes les pièces produites sont conformes, et qu’elles sont fabriquées aussi rapidement que possible et sans temps d’arrêt.

Dans la pratique, un taux de rendement synthétique de 85 % est souvent considéré comme un bon indicateur, mais tout dépend du secteur industriel et des objectifs de production visés. Dans notre exemple, le résultat n’est pas mauvais, mais il pourrait être amélioré.

Comment améliorer le taux de rendement synthétique ?

Une approche d’amélioration continue aide à obtenir un TRS plus élevé, contribuant ainsi à une meilleure performance globale. Pour cela, il est essentiel d’agir sur ses trois composantes :

  • Diminuer les temps d’arrêt. 
  • Augmenter la vitesse de production. 
  • Améliorer la qualité des produits. 

Le lean management, qui met l’accent sur la création de valeur en réduisant les gaspillages, offre des outils et des méthodes adaptés pour agir sur les trois composantes du TRS. Par exemple, l’analyse des causes profondes des temps d’arrêt peut s’appuyer sur des techniques telles que la méthode des 5 Pourquoi.

Utiliser une solution digitale pour suivre l’évolution de son TRS

Dans un monde industriel de plus en plus connecté, l’utilisation d’outils de management visuel digital comme fabriq devient un atout majeur pour le suivi et l’amélioration du taux de rendement synthétique. Ces outils permettent une collecte automatique des données de production, offrant une visibilité en temps réel sur les performances des équipements via des tableaux de bord. Grâce à l’analyse de ces données, il est possible d’identifier rapidement les problématiques et d’agir proactivement pour les résoudre. De plus, ces solutions facilitent la communication entre les équipes, et permettent une prise de décision plus rapide et plus éclairée, conduisant ainsi à une amélioration continue du TRS.

L’augmentation du taux de rendement synthétique (ou « OEE » pour « overall equipment effectiveness », en anglais) est une démarche stratégique pour toute entreprise industrielle visant l’excellence opérationnelle. Comprendre, calculer et améliorer le taux de rendement synthétique, ou TRS, nécessite une approche méthodique et l’utilisation de solutions technologiques adaptées, comme fabriq. En s’engageant dans cette voie, les entreprises peuvent non seulement optimiser leur production, mais aussi renforcer leur compétitivité sur le marché. Enfin, l’amélioration continue du TRS est un processus dynamique, qui demande un engagement constant et une volonté d’innovation permanente.

Rédigé par :

Priscilla Brégeon-Minos – Content Manager @fabriq

Titulaire d’un Bachelor en Communication & Médias et d’un Master en Presse écrite, Priscilla possède une expérience de plus de 8 ans dans la rédaction et la production de contenus, aussi bien dans le secteur des médias qu’en B2B. Elle travaille désormais depuis plus d’un an chez fabriq, en tant que Content Manager. « J’ai découvert le secteur industriel avec fabriq et je ne regrette pas, c’est un domaine aussi riche que passionnant et en perpétuelle évolution. »