Pour se démarquer et garantir la pérennité d’une entreprise industrielle, le respect de la qualité est indispensable. Un système de management de la qualité bien structuré permet non seulement de satisfaire les exigences clients, mais aussi d’optimiser les processus et de réduire les coûts associés à la non-qualité. Dans cet article, nous explorons les principes du système de management de la qualité, ainsi que les méthodes pour le déployer efficacement dans votre usine.
Qu’est-ce qu’un système de management de la qualité ?
Un système de management de la qualité (SMQ) est un ensemble de principes qui aident une activité à viser l’excellence opérationnelle et à satisfaire ses clients ainsi que les exigences réglementaires en vigueur. Le SMQ s’applique à tout type de business, petit ou grand, plus ou moins réglementé, car il est toujours possible, voire nécessaire, d’améliorer l’ensemble des tâches à réaliser pour fournir un produit ou un service de qualité.
En usine, le système de management de la qualité ne s’applique pas seulement au processus de fabrication. Chaque département de l’entreprise est concerné : de la conception à la livraison, en passant par les achats et le service après-vente.
Les 7 principes du management de la qualité
Un système de management de la qualité, tel que défini par la norme ISO 9000, repose sur 7 principes clés.
L’orientation client
Le but principal d’une démarche qualité en industrie est de satisfaire les exigences des clients. Pour cela, il est indispensable de comprendre leurs besoins actuels et futurs, d’y répondre et de chercher à dépasser leurs attentes. Comment y parvenir ? Assurez-vous de mettre en place des canaux de communication efficaces pour échanger avec vos clients, et mesurez régulièrement la satisfaction de vos clients grâce à des outils comme les questionnaires de satisfaction ou les entretiens qualitatifs.
Le leadership
Ce sont les dirigeants qui établissent la finalité et les orientations du SMQ : ils doivent créer un environnement interne propice à l’implication du personnel. Le leadership se manifeste par une vision claire, des objectifs ambitieux mais réalistes, et une cohérence entre les paroles et les actes.
L’implication du personnel
Les collaborateurs constituent l’essence même de l’entreprise. Mettre leurs compétences au profit du système de management de la qualité est indispensable. Comment les impliquer ? En usine, un moyen efficace consiste à mettre en place des rituels d’animation quotidiens, des formations continues et des systèmes de suggestions d’amélioration, comme la boîte à idées.
L’approche processus
Dans un système de management de la qualité performant, les activités sont gérées comme des processus liés. Cette approche permet d’identifier les interactions entre processus et d’optimiser leur fonctionnement global plutôt que de se concentrer sur des tâches isolées.
L’amélioration continue
L’amélioration continue des performances est un objectif permanent du SMQ. Inspirée du cycle PDCA (Plan-Do-Check-Act), cette démarche permet de progresser par petits pas constants plutôt que par des changements radicaux occasionnels.
La prise de décision fondée sur des preuves
Les décisions efficaces s’appuient sur l’analyse de données concrètes. Un système de management de la qualité robuste collecte systématiquement des indicateurs pertinents pour évaluer la performance des processus et identifier les opportunités d’amélioration.
Le management des relations avec les parties intéressées
Les relations avec les parties prenantes ont aussi un impact sur le SMQ. Dans le cas des fournisseurs, par exemple, cela se traduit par des partenariats stratégiques et des évaluations régulières des performances.
Les principaux outils du management de la qualité
Pour mettre en œuvre ces principes, les industriels disposent de plusieurs outils efficaces.
Les 7 outils classiques de la qualité
Ces outils statistiques simples mais puissants sont indispensables dans tout système de management de la qualité :
- Le diagramme d’Ishikawa, ou 5M, identifie les causes potentielles d’un problème selon 5 axes : méthode, matière, matériel, milieu, main d’œuvre.
- Le diagramme de Pareto permet de se concentrer sur l’amélioration d’un nombre limité d’opérations responsables de la plupart des problèmes, selon la loi du 80/20 (environ 80 % des effets sont le résultat de 20 % des causes).
- Les cartes de contrôle aident à surveiller la stabilité des processus de fabrication.
- Les histogrammes représentent la distribution des données.
- Les diagrammes de corrélation analysent les relations entre variables.
- Les feuilles de relevé collectent les données opérationnelles de manière structurée.
- Les diagrammes de flux permettent de représenter les différentes étapes d’un processus de manière schématique.
Méthodes d’analyse avancées
Pour aller plus loin dans la résolution de problèmes, un système de management de la qualité utilise :
- La méthode QQOQCP (qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi), pour collecter le plus d’informations possibles de façon structurée.
- Les 5 Pourquoi, un outil permettant d’identifier la cause racine d’un problème.
- L’AMDEC, (ou analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité), pour évaluer les risques potentiels et contribuer à l’amélioration continue des performances.
- Le Six Sigma, une méthode lean pour améliorer la qualité et l’efficacité des processus de fabrication.
Quelles normes encadrent le système de management de la qualité ?
ISO 9001 : la norme universelle du SMQ
La norme ISO 9001 représente le référentiel international pour les systèmes de management de la qualité. Sa dernière version, qui date de 2015, met l’accent sur l’approche par les risques et opportunités. La certification ISO 9001 atteste qu’une organisation a mis en place un SMQ conforme aux exigences de cette norme.
Les normes sectorielles
Certains secteurs d’activité ont développé leur propre référentiel spécifique. Basés sur l’ISO 9001, ces normes complètent les principes généraux du système de management de la qualité avec des exigences propres à chaque domaine.
- L’IATF 16949 couvre les exigences supplémentaires pour l’industrie automobile.
- L’ISO 13485 concerne les dispositifs médicaux.
- L’EN 9100 s’adresse aux prestations aéronautiques, spatiales et de la défense.
- L’ISO 22000 vise à garantir la sécurité des denrées alimentaires.
Comment mettre en place son SMQ en 5 étapes
- Réalisez un diagnostic initial, pour identifier les écarts par rapport aux exigences normatives ainsi que les bonnes pratiques déjà en place.
- Identifiez les objectifs mesurables de votre politique de qualité.
- Cartographiez les processus clés de l’entreprise et leurs interactions.
- Choisissez les bons outils et mettez en place des rituels réguliers, comme les stand- up meetings ou les revues de performance.
- Soyez toujours dans une logique d’amélioration continue : suivez et ajustez régulièrement les étapes qui le nécessitent, car un système de management de la qualité réellement efficace n’est jamais figé.
Aller plus loin : digitaliser son SMQ pour plus d’agilité et d’efficacité
La transformation numérique offre de nouvelles perspectives pour les systèmes de management de la qualité, permettant :
- La collecte des données en temps réel.
- L’automatisation des analyses et des alertes.
- Une collaboration plus simple entre les équipes.
- Une prise de décision plus rapide.
Les bénéfices d’une solution comme fabriq pour animer la qualité au quotidien
Une plateforme comme fabriq transforme la gestion de la qualité, car elle :
- Simplifie les rituels d’animation, en visualisant les indicateurs de performance sur des tableaux de bord digitaux, qui remplacent le papier ou les tableaux blancs.
- Facilite le suivi des actions d’amélioration.
- Encourage le partage des bonnes pratiques entre les équipes et les différents sites.
Conclusion
Un système de management de la qualité robuste est un avantage concurrentiel essentiel pour les industriels. Plus qu’une simple réponse aux exigences de certification, le SMQ est un levier de performance qui optimise les processus, réduit les coûts et améliore la satisfaction client.
La mise en place d’un tel système demande une vision claire, l’implication de tous les niveaux hiérarchiques ainsi que des outils adaptés. La digitalisation apporte une dimension supplémentaire, car elle simplifie le partage d’informations et accélère les cycles d’amélioration.